Summary / Resumé
Karl Gabriel: Globalization, Development and the Role of the Religions. Annotations on the Social Encyclical “Caritas in Veritate”
The encyclical “Caritas in veritate” of Benedict XVI continues his predecessors‘ tradition of the encyclicals on development in a specifi c way. The Pope regards himself as the warrantor of a global unity, which is, on the one hand, within near reach by the process of globalization, but also, on the other hand, growing more out of reach by moral failings and aberrations. Therefore, the Pope calls for a change and for more moral responsibility of the individual. More than his predecessors his considerations focus on the religions dimensions of globalization and development. The emphatic call to take on moral responsibility for the process of globalization and its results makes up the strength of the encyclical. The weaknesses of it are seen in the insuffi cient terminological and conceptual clarity and the lacking sociological foundation as well as in the surprising claim for alleged universality of the particular catholic natural law in the global dialogue with religions and philsophies.
Karl Gabriel : Mondialisation, développement et le rôle des religions. Remarques au sujet de l’encyclique « Caritas in veritate »
L’encyclique « Caritas in veritate » de Benoît XVI s’inscrit, à sa manière, dans la tradition des encycliques précédentes consacrées au développement. Le Pape se considère comme garant d’une unité mondiale qui d’une part, par le processus de mondialisation, paraît à portée de main, mais qui d’autre part, à cause de défauts moraux et de développements négatifs, risque d’être reporté à un futur lointain. De ce fait, le Pape appelle tout homme à se convertir et à assumer sa responsabilité individuelle. Davantage que ses prédécesseurs, Benoît XVI met au centre de ses réfl exions la dimension spirituelle de la mondialisation et du développement. C’est précisément dans cet appel pressant à assumer une responsabilité morale dans le processus de mondialisation et ses conséquences que réside la force de l’encyclique. Quant à ses faiblesses, on les trouvera dans le manque de précision terminologique, dans l’absence d’une argumentation fondée sur les sciences sociales ainsi que dans l’ambition quelque peu surprenante de réclamer – au niveau du dialogue avec les religions et les cultures au plan mondial – une valeur universelle pour la vision catholique du droit naturel.