Summary / Resumé
Christoph Heusgen: Is international law at an end?
International law has never been under as much pressure as it is now: Russia, China, the US, and Israel are among the countries that have concluded that, in order to assert their interests, the law of the strongest is more effective than the strength of the law. In doing so, they are throwing overboard the lessons that world leaders learned from World War II. To prevent a repeat of this catastrophe, conflicts should be resolved peacefully and on the basis of law. In Germany, this has been achieved with the federal constitution, and the same applies to the European Union. But the United Nations’ rules and regulations are under massive attack. In this situation, Germany, as the world’s third-strongest economic power and for historical reasons, has a responsibility to work with like-minded countries to uphold the rules-based order based on the UN Charter.
Christoph Heusgen : En a-t-on fini avec le droit international ?
Le droit international n’a jamais été aussi menacé qu’aujourd’hui. La Russie, la Chine, Les Etats Unis et Israël font partie des Etats qui, pondérant leurs intérêts, sont arrivés à la conclusion que pour imposer ceux-ci la loi du plus fort est plus efficace que la force du droit. Ainsi jettent-ils par-dessus bord les leçons que les dirigeants d’Etat avaient tirées de la Seconde Guerre mondiale. Pour éviter qu’une telle catastrophe se reproduise, les conflits devraient être résolus de manière pacifique et sur la base du droit. En Allemagne, cela a réussi grâce à la loi fondamentale. Il en est de même pour l’Union Européenne. Mais le système réglementaire des Nations Unies est soumis à des attaques massives. Dans cette situation, l’Allemagne, en tant que troisième puissance économique mondiale et pour des raisons historiques, a la responsabilité de s’engager avec des pays partageant les mêmes idées pour maintenir l’ordre fondé sur des règles établies par la Charte des Nations Unies.