Summary / Resumé
Adrian Holderegger: The Difficulty of Communicating Human Rights. A different approach
The following reflections are committed to a special literary genre: On the one hand, they are a reflection on my many years of work at the UN, and on the other hand, they enter into a complex theoretical space of human rights issues, which I can only illuminate in the form of theses, but with my own pointed demands. However, I am convinced that the postulates formulated in the form of theses take on a special contour, but also a special urgency, against the background of my practical experience. – In the last twelve years, I have been involved in various missions, conferences and meetings as a UN “Ambassador for Peace” – be it at the headquarters in Geneva or New York, but also on the ground in the respective conflict areas (Syria, Jerusalem, Seoul, Adis Ababa, Congo-Kinshasa, etc.). The experiences of these conflict missions have sharpened my view of cultural diversity, cultural differences, but also of the conditions for the emergence of political, cultural and religious tensions that can lead at any time to exclusion, oppression, violence and war; but they have also sharpened my view of the “saving”, of reconciliatory and peacemaking potentials that lie dormant above all in local and long-practised traditions of the respective regions or ethnic groups. It is precisely these traditions that offer considerable potential for understanding, for strategies to defuse conflicts and for the humanisation of inhumane conditions.
Adrian Holdenegger : La transmission difficile des droits de l’homme. Une autre approche
Les réflexions suivantes sont tributaires d’un genre littéraire particulier. D’une part, elles sont une réflexion sur ma longue activité à l’ONU, d’autre part, elles s’aventurent dans un espace théorique complexe de la thématique des droits de l’homme que je ne peux éclairer que sous forme de thèses, mais de manière pointue, avec mes propres exigences. Je suis toutefois convaincu que ces postulats formulés sous forme de thèses acquièrent un profil particulier mais aussi une urgence particulière sur fond de mon expérience pratique. Au cours des douze dernières années, j’ai participé comme « Ambassador for Peace » de l’ONU à différentes missions, conférences et réunions – que ce soit aux sièges de Genève ou de New York, ou aussi sur place dans les différentes zones de conflit (Syrie, Jérusalem, Séoul, Adis Abeba, Congo-Kinshasa etc.). Les expériences de ces missions de conflit m’ont permis d’aiguiser mon regard sur la diversité et les différences culturelles, mais aussi sur les conditions favorisant l’apparition de tensions politiques, culturelles et religieuses qui, à tout moment, peuvent déboucher sur exclusion, oppression, violence et guerre. Mais elles m’ont également permis d’aiguiser mon regard sur ce qui « sauve », sur le potentiel pacificateur et de réconciliation qui, avant tout, sommeille dans les traditions locales, cultivées de longue date, des régions ou des ethnies concernées. Ces traditions constituent justement un potentiel considérable de compréhension et de stratégies aptes à désamorcer des conflits et à humaniser des conditions de vie inhumaines.