Summary / Resumé
Ulrich Hemel: Ethics of Digitality as a Chance for a Renaissance of Christian Social Ethics
The digital epoch raises new ethical and political questions, which can become an opportunity for the renaissance of Christian social teaching if it is developed further. The leitmotif is the principle of digital humanity developed in the author‘ s book “Critique of Digital Reason”. For personhood can be interpreted with a view to digital personhood as the search for human dignity and digital sovereignty in the digital space. Subsidiarity unfolds as digital subsidiarity through the determination of the best place to exercise responsibility and through the guiding principle of digital fairness. The political space of digital solidarity is to be shaped within the framework of a renewed social market economy and formed with a view to global civil society, for instance through an international digital court or the breaking up of digital monopolies in conformity with competition.
Ulrich Hemel : Une éthique du numérique : chance pour une renaissance de l’éthique sociale chrétienne
La rupture historique causée par le numérique pose des questions nouvelles aux plans éthique et politique. Celles-ci peuvent être une chance pour la renaissance et le développement de la doctrine sociale chrétienne. Comme leitmotif figure le principe d’humanité numérique développé par l’auteur dans son livre « Critique de la raison numérique ». Car la notion de personnalité peut être interprétée, dans la perspective d’une personnalité numérique, comme la recherche de la dignité humaine et de la souveraineté numérique dans l’espace numérique. La subsidiarité se déploie en tant que subsidiarité numérique par la détermination du meilleur endroit pour exercer la responsabilité et par le respect de l’équité numérique comme principe directeur. L’espace politique de la solidarité numérique doit être façonné dans le cadre d’une économie sociale de marché renouvelée et développé dans la perspective d’une société civile mondiale, par exemple par le biais d’un tribunal numérique international et du démantèlement des monopoles numériques, tout en respectant la libre concurrence.