Summary / Resumé
Brigitta Herrmann: Finance market and debt crisis from an economic point of view. The different stakeholders’ understandings of the problem, goals and scopes of action
After introducing her concept of ethical economics, the author traces the causes and dramatic history of the crisis of the fi nancial market. In doing so, she addresses systematic false incentives, which intensifi ed the crisis: starting with the sales dependent income of bankers and stockbrokers, to illusory estimates of rating agencies to growth reducing mandatory spending caps for those European countries which are most affected. The author argues that a common understanding of the leading values and goals is a crucial element of fi nding a reasonable way out of the crisis. A just fi nancial market system must not deprive anyone from their human rights and has to serve people’s ability to secure their own living standard. The stakeholders’ power to contribute varies on a national and international level, with political policy makers, private fi nancial institutions and individual citizens. The article closes with concrete and partially controversial suggestions for each of those levels.
Brigitte Herrmann: Marché fi nancier et crise de la dette : le point de vue de l’éthique de l’économie. La vision du problème, les objectifs et les marges de manoeuvre des différents acteurs
L’auteur présente d’abord le concept d’ethique économique choisi par elle pour esquisser ensuite l’histoire dramatique de la crise des marchés fi nanciers. Elle dénonce les mauvaises incitations qui ont contribué à l’aggravation de la crise: la rémunération des banquiers selon le chiffre d’affaire, les évaluations erronées des agences de notation, l’austérité imposée aux pays européens le plus concernés qui a abouti à réduire la croissance. Pour trouver des issues raisonnables à la crise, il faut, selon Brigitta Herrmann, un consensus sur les valeurs et les objectifs qui devraient déterminer le chemin. Un système des marchés fi nanciers vraiement juste ne devrait priver personne de ses droits en tant qu’homme. Il devrait plutôt favoriser la capacité des hommes à assurer leur niveau de vie euxmêmes. Le pouvoir d’y contribuer n’est pas le même pour les différents acteurs soit sur le plan national ou international, soit quand ceux-ci sont des décideurs politiques, des instituts de fi nance ou de simples citoyens. L’article se termine avec des propositions très concrètes et en partie controversées concernant chacun de ces niveaux d’action.